Macron complice affiché des politiques réactionnaires de Trump et Netanyahou !

Macron, c’est priorité aux intérêts des riches et des patrons
13 juillet 2017

Ce sont ces deux dirigeants réactionnaires, isolés sur le plan international pour leur politique de guerre, de répression et de mépris pour tous les peuples, qui ont été cette année les invités d’honneur du 14 juillet.

L’invitation de Netanyahou a soulevé l’indignation à plus d’un titre. Parce qu’elle intervient au moment où le gouvernement israélien intensifie la colonisation, le blocus de Gaza, le contrôle et la répression du peuple palestinien. Mais aussi parce que sa participation, le 16 juillet, aux cérémonies de commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vel’d’Hiv accrédite l’idée que toute critique de la politique criminelle de l’Etat sioniste serait de l’antisémitisme. Derrière les prétentions à vouloir participer à la relance des discussions entre Palestiniens et israëliens, c’est un coup porté à l’encontre des hommes et des femmes qui résistent à l’occupation, à la colonisation et à l’étouffement des populations palestiniennes.

Avec Trump, ce fut « dîner entre amis« , accolades à profusion… Macron a voulu se poser en médiateur entre les USA et le G20 suite à leur retrait de l’accord de Paris sur le climat. Il a quêté un strapontin dans la perspective d’un dépeçage de la Syrie (« Notre souhait est de pouvoir initier un groupe de contact pour intervenir de manière beaucoup plus efficace en soutien à ce qui est fait par les Nations unies pour construire la feuille de route de l’après-guerre en Syrie « ).

Nostalgique « d’une forme de tradition française », Macron voudrait jouer au « grand homme » qui ramène l’impérialisme français dans le jeu diplomatique. Mais la crise qui a abouti au remplacement du chef d’état-major des armées souligne une évidence : l’impérialisme français n’a pas les moyens à hauteur de ses prétentions ! L’armée veut plus, pour assumer les opérations extérieures tous azimuts : plus d’hommes, plus de moyens matériels…, mais les budgets ne suivent pas. Les « alliés » américains et européens disent « allez-y », mais refusent de mettre la main au porte-monnaie.

 Austérité et creusement des inégalités

Près de 90 000 nouveaux bacheliers sont encore à ce jour sans affectation à la rentrée prochaine. Le gouvernement qui vient d’annoncer un plan d’économies de 331 millions d’euros pour l’enseignement supérieur et la recherche (qui s’ajoutent aux 75 millions d’euros pour l’Education nationale) a sa « solution » : en finir avec « le tabou de la sélection » normalement encore interdite par la loi, bien que déjà pratiquée de fait par de nombreuses universités.

A la colère des jeunes lycéens et étudiants s’ajoute également celle des dizaines de milliers de jeunes animateurs qui encadraient les activités péri-scolaires et qui vont se retrouver sans travail après une énième volte-face sur les rythmes scolaires.

Il faut dire que beaucoup de collectivités locales asphyxiées par les coupes budgétaires, cherchent dans quels secteurs elles pourront faire des économies : les MJC, les bibliothèques, les centres de loisir… sont en premières ligne des fermetures effectives ou annoncées, mais ils ne seront pas les seuls.

En échange de plus de « liberté » d’organisation et de gestion, Macron est venu demander 13 milliards d’économies aux responsables des collectivités locales réunis dans la « Conférence des territoires ». C’est donc non seulement la culture, le sport et l’éducation populaire, mais aussi l’école, la santé et tout le secteur social qui seront sacrifier dans les communes et les « territoires » les moins riches. L' »autonomie » et le « chacun pour soi », seront synonymes de creusement des inégalités, au profit des plus riches.

Pendant ce temps, le gouvernement déroule son plan de réforme du code du travail et d’intégration dans la loi des dispositions les plus liberticides de l’état d’urgence. (Voir notre précédent billet).

C’est la société Macron en marche !

Les résistances existent dans la classe ouvrière et dans tous les secteurs de la jeunesse et du peuple. Inévitablement, devant un exécutif qui a déjà beaucoup perdu de sa superbe, ceux qui seront amenés à dire « maintenant ça suffit ! » seront de plus en plus nombreux !

Que ceux qui le pourront rechargent les batteries pour affronter les combats qui ne manqueront pas !

 

Ceci est notre dernier « billet » de l’été dans sa périodicité hebdomadaire, mais notre site, bien sûr, continuera à intervenir toutes les fois que l’actualité l’imposera.