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6 mai : Sarkozy est battu, on ne lâche rien !

Sarkozy est battu : on ne lâche rien
En avant pour faire élire des député(e)s Front de Gauche

Notre peuple ne s'est pas trompé : il a fait ce qu'il fallait pour se débarrasser d'une droite dangereuse, prête à s'allier à l'extrême droite pour poursuivre la politique de régression sociale, de division et d'attaques contre les organisations de lutte des travailleurs.

L'élan du premier tour, qui a infligé une première défaite au sortant, a été confirmé et amplifié.

Sarkozy s'est battu jusqu'à la dernière minute, multipliant les avances en direction de l'électorat du FN. Toute la semaine, il a lancé provocations sur provocations contre les syndicats, contre les immigrés, en reprenant des thèses de l'extrême droite pétainiste, sur le “vrai travail” et les “vrais travailleurs”, avec une haine de classe portée comme un étendard. Cette droitisation a mis en lumière ses intentions : s'allier avec l'extrême droite pour gouverner contre la classe ouvrière, contre le peuple et contre leurs organisations politiques, sociales et syndicales. Ce message, les électeurs du FN l'ont très bien reçu ; ils sont allés voter en masse pour Sarkozy. La consigne du vote “blanc” donnée par M. Le Pen ne les engageait en rien. C'est cette mobilisation qui explique le niveau élevé de suffrages recueilli par Sarkozy lors de ce second tour.

Ceux qui ont pu penser qu'il ne s'agissait que d'une tactique électorale, destinée à “siphonner” des voix au FN, se trompent : c'est une stratégie qu'une partie de la droite entendait poursuivre en gagnant les élections ou demain, dans l'opposition. C'est une stratégie d'alliance politique et idéologique visant à installer les références de l'extrême droite dans la société, créer un climat de tension permanent, de discrimination et de division, permettant à l'oligarchie de faire passer plus facilement ses politiques d'austérité.

En chassant Sarkozy de son poste à la tête de l'Etat, nous avons empêché la réalisation de ce scénario du pire.

Sans l'élan donné dès le premier tour, cela aurait été beaucoup plus difficile. Et dans cet élan il y la force et la dynamique créées par la campagne du Front de gauche et de son candidat JL Mélenchon. En appelant immédiatement après le premier tour à faire barrage à Sarkozy et en mobilisant tout le potentiel militant du Front de gauche et de chacune des ses composantes, il a contribué de façon décisive au résultat du second tour. A la volonté de chasser Sarkozy, s'ajoutent les immenses exigences des ouvriers, des travailleurs, de la jeunesse, des femmes des milieux populaires qui subissent tout le poids de la crise et des politiques d'austérité. Elles ont été au cœur de la campagne du Front de Gauche et elles sont largement partagées. François Hollande et le gouvernement qu'il va nommer ne pourront pas les ignorer et nous serons là pour les rappeler et pour les imposer.

C'est un des enjeux des élections législatives : faire élire le maximum de députés sur le programme du Front de gauche pour précisément poursuivre avec plus de moyens, le combat pour la satisfaction de ces exigences vitales pour la grande masse de la population.

Une nouvelle situation politique commence. L'oligarchie a ses plans et ses exigences : elle veut nous faire payer sa crise, à travers des politiques nationales, européennes et internationales. Déjà, il est question de vagues de suppressions d'emplois, différés pour cause d'élection. Autrement dit, la lutte de classe va s'aiguiser. Il faut plus que jamais renforcer le pôle de résistance que le FdG a commencé à faire surgir. C'est ce que ses militants ont encore exprimé dimanche soir, en même temps que leur joie d'avoir chassé Sarkozy, en lançant “on ne lâche rien” et en chantant l'Internationale.

Notre parti réaffirme son engagement au sein du Front de gauche et sa volonté de l'enraciner toujours plus dans la classe ouvrière et dans le peuple. C'est la seule façon de combattre efficacement l'influence du FN, en liant le combat quotidien pour les revendications à la construction d'une alternative de pouvoir. C'est aussi la seule façon d'éviter des désillusions démobilisatrices, en impliquant toujours plus d'hommes et de femmes, de jeunes et de moins jeunes, toujours plus d'organisations… dans la construction de cette alternative.

Paris, 6 Mai 2012
Le Comité Central du Parti Communiste des Ouvriers de France

En Grèce, c'est une coalition de gauche, semblable au Front de gauche, qui est arrivée en deuxième position dans les élections législatives organisées le 6 mai. C'est un point d'appui pour la classe ouvrière, les travailleurs et la jeunesse de ce pays, dans leur gigantesque combat contre l'austérité au carré imposée par la troïka (UE, BCE et FMI) et le gouvernement de droite et les sociaux libéraux qui l'ont précédé.