ACTUALITÉS
Place Stalingrad, le 4 mai 2012
Intervention de notre porte-parole

Chers amis, chers camarades.

Il faut qu'on finisse le travail.

On va chasser Sarkozy, pour tout ce qu'il a fait, et pour tout ce qu'il voulait encore nous imposer.

Cet homme de l'oligarchie, l'ami des riches, qu'il n'a cessé de privilégier, a montré tout au long de sa campagne qu'il était prêt à tout pour garder le pouvoir. Pour continuer et approfondir sa politique de régression sociale, de division, et de soumission aux marchés financiers.

Il est prêt à tout, oui, et c'est toujours du même côté qu'il a cherché à rallier ; du côté de la réaction, de ses symboles, de ses thèmes les plus nauséabonds, contre les travailleurs et leurs organisations de lutte. Il continue ce qu'il a commencé en 2007 : l'ouverture à l'extrême droite en banalisant ses idées et en les reprenant à son compte, et il a fini par envoyer un de ses émissaires, et pas n'importe lequel, un ministre de la défense, qui est allé dire que le FN était un interlocuteur valable pour l'UMP.

Ce n'est pas un dérapage ; c'est une stratégie, celle de l'alliance de la droite avec l'extrême droite, et c'est pour empêcher que cette alliance se retrouve à gouverner ensemble, que nous voulons aussi chasser Sarkozy.

Tant mieux si, à droite, certains commencent à mesurer le danger que cela représente pour la démocratie.

En chassant Sarkozy, nous faisons oeuvre utile pour nous, pour notre peuple et pour les peuples d'Europe, d'Afrique, d'Amérique latine, inquiets de voir que cela pourrait se passer ici, comme cela s'est passé dans d'autres pays d'Europe.

En dégageant Sarkozy, nous faisons éclater le couple infernal qu'il forme avec Merkel.

Nous donnons ainsi un coup de main aux travailleurs et aux peuples d'Europe, saignés par les traités européens et la règle d'or.

Ça aidera le peuple grec, qui vote aussi ce week-end, ça aidera les forces de progrès qui se battent dans ce pays contre l'austérité imposée par la troïka, instrument de l'oligarchie, des banques et des marchés financiers. Et nous-mêmes, nous aurons besoin de la solidarité des travailleurs et des peuples d'Europe, dans les combats qui s'annoncent.

On respirera mieux lundi matin et on se réjouit déjà de voir la tête des Coppé, Fillon et Cie, ces arrogants qui ont cru nous intimider et continuer à nous faire payer la crise.

Leur défaite, c'est la victoire du peuple, des travailleurs, manuels et intellectuels, des jeunes, des femmes des milieux populaires, qui ont redressé la tête, qui ont repris confiance dans leur force, la force immense du plus grand nombre, de ceux qui créent les richesses, qui veulent un changement profond, un changement de société.

C'est cela que la campagne du Front de Gauche a donné à voir, à travers les rassemblements toujours plus grands à travers les mille et une initiatives qu'il a suscitées partout. Il faut remonter loin pour voir autant d'affiches sur les murs, autant de tracts diffusés, autant de discours écoutés collectivement.

C'est le Front de Gauche qui a imposé les questions cruciales, les exigences des millions de travailleurs, avec ou sans emploi, français dits de souche et immigrés, avec ou sans papiers, qu'il faudra régulariser !

C'est notre candidat qui a fait taire ceux qui voulaient nous réduire à faire de la figuration et qui a obligé tous les candidats à prendre, par exemple, des distances vis-à-vis de la politique de la banque centrale européenne, répétée à satiété comme la seule possible.

C'est encore notre candidat et tout le Front de Gauche derrière lui qui a combattu Marine Le Pen sur tous les terrains, et qui lui a enlevé la prétention à parler au nom des sans-voix. Ce combat ne fait que commencer et nous allons le poursuivre sans relâche, avec nos propositions pour rompre avec le système capitaliste responsable de cette crise. Et pour cela, nous avons un outil, c'est notre programme, l'Humain d'abord.

C'est cela que des dizaines de milliers de manifestants, de syndicalistes, de jeunes, ont exprimé ce premier Mai, quand ils s'arrêtaient devant le stand du Front de Gauche en criant "résistance" et en ajoutant "on lâche rien".

Oui, on ne lâche rien, ni hier, ni aujourd'hui, et encore moins demain.

Demain, il y aura un autre rapport de force dans ce pays. Et tout le monde, à commencer par le nouveau gouvernement, devra en tenir compte. Ce rapport de force, nous allons tous et toutes continuer à le construire, à le renforcer, autour des revendications les plus urgentes que nous avons portées durant cette campagne, avec ce nouvel outil qu'est le Front de Gauche. Et ces exigences, nos voulons les voir satisfaites. Par la mobilisation, dans les urnes et dans la rue.

Et pour cela, nous allons nous engager dans la bataille des législatives pour envoyer le plus de députés Front de Gauche à l'assemblée.

Le Front de Gauche a déjà évolué : il évoluera encore. Il faut des discussions, il faut tirer le bilan, faire des propositions. Nous aurons tous et toutes les mois d'été pour cela.

Nous autres, du PCOF, nous disons souvent que l'unité est un combat et que ce combat est indispensable, car il renforce l'unité. Ce combat, nous le menons pour faire grandir et enraciner le Front de Gauche dans notre peuple, dans notre classe ouvrière, dans notre jeunesse.

Et nous vous appelons tous et toutes à vous y engager, à rejoindre le Front de Gauche.

Vive le Front de Gauche.

En avant pour la VIe république, sociale, fraternelle et internationaliste.