Editorial du n° 530 (Juin 2012)Ceux qui pensaient qu'on allait replier nos banderoles, remiser nos mots d'ordre et attendre sans nous mobiliser que le “changement” se fasse, n'ont rien compris à la campagne du front de gauche. Il fallait chasser Sarkozy pour que l'avenir ne soit pas bouché et éviter l'alliance droite - extrême droite à laquelle lui et certains de ses collaborateurs ont activement travaillé. Jusqu'à ce 1er Mai, où leurs troupes galvanisées par des discours de haine, s'en prenaient aux travailleurs et aux syndicats, accusés d'être de “mauvais français”. Sarkozy a été battu et le Front de gauche y a fortement contribué. Mais il y a contribué en faisant grandir l'opposition aux politiques néolibérales, qu'elles soient “nationales” ou qu'elles soient impulsées par l'UE, ou les deux à la fois [...] Lire la suite