Le 17 février, devant l’usine Sanofi de Mourenx, rencontre entre colères sociales et environnementales

Témoignage sur la mobilisation des enseignants du lycée G. Fébus à Orthez (64)
17 février 2020
Prises de position de syndicats, associations et initiatives à faire connaître et à organiser. Actualisation quotidienne (dernière actualisation, le 29 mars)
24 mars 2020

Un rassemblement a eu lieu, le 17 février, à l’appel d’Alternatiba COP21, Voleurs de portrait, SEPANSO, CGT Sanofi. Il s’agissait de dénoncer les pollutions chimiques sur le bassin de Lacq et les responsabilités économiques et politiques de ces émissions. Le rassemblement avait lieu, près de l’usine Sanofi, à Mourenx (64).

Etaient présents l’ARSIL, l’APESAC, Extinction Rébellion, les Insoumis, le PCOF, la CGT Toray, la FNIC-CGT et le PCF d’Orthez.

Les interventions ont été nombreuses : la SEPANSO, l’APESAC, la CGT Sanofi, la FNIC et le PCOF. Les associations et syndicats ont dénoncé les effets de la depakine sur ses utilisateurs mais aussi les émissions polluantes des industries chimiques sur l’environnement, les salariés et les riverains. Tous ont dénoncé la collusion entre ces industriels et les pouvoirs politiques locaux et nationaux.

Le dispositif policier était particulièrement important. Des contrôles d’identité ont eu lieu et deux militants décrocheurs de portrait ont été en garde à vue.

Discours lu par le représentant de notre Parti, lors du rassemblement.

Cher camarades, chers amis,

Nous voilà tous réunis encore une fois, autour des camarades de l’entreprise Sanofi qui sont en grève depuis de nombreuses semaines et avec la présence de tous les citoyens soucieux de la santé des riverains et des populations voisines des entreprises chimiques du complexe de Lacq-Mourenx.

Alors que Macron et son gouvernement, fiers représentants du patronat et du grand capital, sont en train de démanteler réformes après réformes le système de santé, les services publics, le système des retraites, l’école,…

Alors qu’ils utilisent pour cela tous les moyens antidémocratiques que leur constitution bourgeoise leur permet, alors que, s’ils le jugent utile pour eux, ils font donner leurs chiens de garde (police et armée) contre le peuple qui manifeste sa désapprobation.

Dans ce même temps, mais n’en soyons pas étonnés, Macron donne une breloque, la « légion d’honneur », à un grand représentant de ce capital (le président de Sanofi), qui n’hésite pas à exploiter la force de travail de la classe ouvrière dans ces entreprises tout en polluant l’atmosphère, les eaux des sols, en empoisonnant les riverains, les travailleurs des entreprises, et les usagers de ces productions, telle la Dépakine. Bravo Macron.

N’allons pas plus loin, nous voyons bien là ce qu’il faut combattre pour avancer vers une société meilleure, plus juste, plus égalitaire et moins tueuse de vies.

Travaillons tous à faire se rejoindre les différents fronts de lutte sociale, écologique et contre les guerres générées par l’impérialisme français qui veut conserver et accroitre sa mainmise sur les peuples et les richesses du monde.

Soutenons la lutte des travailleurs de Sanofi, ceux de la chimie.

Défendons les riverains et leurs associations, soutenons les organisations qui luttent pour une planète propre, sans gâchis et dans laquelle les peuples vivront harmonieusement. Notre Parti, le PCOF, s’y engage encore aujourd’hui, devant vous.

Le 14 février, action de dénonciation de la politique de destruction de la santé publique.

Ce vendredi 14 janvier, 150 personnes se sont réunies au rond point d’Auchan de Pau. Des personnels de l’hôpital, de l’adapei ont répondu à l’appel de la CGT santé. Ils ont organisé un barrage filtrant afin d’informer les automobilistes, les passants de la situation de l’hôpital et de la santé publique en France. Des syndicalistes d’autres secteurs (chimie, UL), des gilets jaunes, étaient présents pour les soutenir. Ce combat pour un service public de qualité, pour des moyens de santé au service du peuple et des travailleurs, pour des conditions de travail décentes rejoint la lutte générale en cours contre la réforme des retraites. Cette lutte des personnels de santé n’est pas près de s’arrêter car le gouvernement Macron poursuit la politique de destruction du secteur public de la santé. 

Correspondance. F. Yveton