Fondation du PCOF
Notre Parti est né le 18 mars 1979, à son congrès Commune de Paris.

Cette création s'imposa du fait de la dégénérescence totale du PCF et de l'échec d'une première tentative de création d'un nouveau parti, le PCMLF. Elle fut l'aboutissement de la lutte que menèrent les communistes sous la direction du Comité de parti de Strasbourg du PCMLF (Parti Communiste Marxiste-Léniniste de France).

Le PCMLF avait repris le flambeau révolutionnaire des mains du PCF quand celui-ci, à l'issue de plusieurs années de politique opportuniste, adopta un programme révisionniste à son 14e congrès en juillet 1956. Ce programme révisionniste était la version française des thèses que Khroutchev avait fait adopter quelques mois auparavant au XX e congrès du PCUS.

Dès ce moment, en France, la question de la création d'un nouveau parti communiste était posée. Elle fut résolue après de longues années de lutte dans des conditions particulièrement difficiles quand le PCMLF fut fondé en décembre 1967. Mais ce parti, en butte aux attaques conjuguées de l'extérieur et de l'intérieur, confronté immédiatement au mouvement de masse de mai-juin 68, puis à l'interdiction du pouvoir gaulliste, ne sut s'édifier en tant qu'avant-garde révolutionnaire de la classe ouvrière et sombra sous les attaques d'un nouveau courant révisionniste, le maoïsme. La mort accidentelle d'un de ses dirigeants éminents, François Marty, en mai 71, fit disparaître l'opposition communiste à la direction de ce parti et ouvrit la porte aux menées des opportunistes. C'est à partir de ce moment que les communistes du PCMLF, organisés dans le comité de parti de Strasbourg, reprirent le flambeau de la lutte pour un nouveau parti communiste.

C'est dans la lutte contre le révisionnisme en général, et plus particulièrement contre le révisionnisme maoïste, que le noyau qui allait fonder le PCOF s'est forgé. Les difficultés rencontrées sur le chemin qui allait conduire à la création du parti furent nombreuses pour des communistes, certes courageux et combatifs, mais peu expérimentés. Il fallait, entre autres, ne pas se laisser détourner de notre objectif et en même temps ne pas se précipiter. Après la dégénérescence du PCF et la tentative infructueuse du PCMLF, il fallait tenir compte de ce passif, être capable d'analyser les erreurs commises pour créer un parti qui offre toutes les garanties. En même temps, il ne fallait pas tomber dans les points de vue intellectualistes et théoricistes qui ont été ceux de pas mal de groupes, points de vue qui repoussaient dans les faits aux calendes grecques la création du parti.

L'existence du Mouvement Marxiste-Léniniste International et la lutte menée par le PTA et par d'autres partis contre le maoïsme a été un soutien important à notre combat. De même nous croyons que la lutte que nous avons menée contre le révisionnisme du PCF et du PCMLF pour la création du parti a été une contribution à la lutte des communistes dans le monde. Dès le départ, nous, communistes qui avons forgé le PCOF, avons été éduqués - entre autres par les communistes iraniens - dans l'esprit de replacer notre lutte dans le cadre de la lutte que mènent les communistes partout dans le monde et de la considérer comme partie intégrante de ce combat d'ensemble et unique que mène le prolétariat au niveau mondial pour sa libération, pour l'avènement du communisme.

C'est armés de cet esprit internationaliste et de nos convictions révolutionnaires que nous poursuivons aujourd'hui le combat pour que la classe ouvrière reconnaisse son parti, lui donne ses meilleurs éléments et retrouve, sous sa direction, la voie de la lutte révolutionnaire pour une société socialiste, étape vers le communisme.

Le programme du PCOF
Le programme du PCOF a été adopté à son congrès constitutif, le 18 mars 1979. Il fixe le but du Parti : "Le Parti lutte pour la destruction complète du système d'exploitation de l'homme par l'homme et l'instauration du communisme à l'échelle mondiale. Le système socialiste qui résoudra la contradiction entre les forces productives et les rapports de production créera les conditions pour parvenir à la société communiste, société sans classe où sera appliqué le principe de chacun selon ses besoins..."

Il affirme la nécessité de détruire la machine d'Etat bourgeois ("L'Etat bourgeois en tant qu'appareil totalement parasitaire et machine bureaucratique répressive au service de la bourgeoisie exploiteuse, ne peut servir au prolétariat") et de la remplacer par une démocratie prolétarienne (la "dictature du prolétariat") impliquant l'ensemble des travailleurs dans l'exercice réel du pouvoir. Il s'appuie sur l'analyse marxiste-léniniste des crises révolutionnaires et synthétise les principes qui fondent l'activité du Parti afin de permettre au prolétariat d'accumuler des forces pour la révolution.

Le programme précise les principes et les conditions de l'alliance entre la classe ouvrière et les autres classes et couches du peuple, principes qui ont servi de bases aux plates-formes tactiques du Parti. Cette alliance, où chaque couche et classe exploitée et opprimée par la bourgeoisie impérialiste prend place à partir de la défense de ses propres intérêts, ne peut être solidement orientée vers un changement en profondeur de l'ordre social capitaliste que si le prolétariat y assume un rôle d'avant garde.

Dans les congrès suivants (2e, 3e et 4e congrès), le Parti a affiné son analyse de classe de la société française. L'ensemble de textes publiés en 1997 sous le titre Etude sur la technique en système capitaliste, analyse les conditions actuelles de la production capitaliste et confirme le rôle décisif de la classe ouvrière dans la société.

Le 4e congrès (1995) est revenu sur l'alternative de société pour laquelle se bat le PCOF. Le travail théorique mené au début des années 1990 et rassemblé dans le document Contribution au bilan de l'expérience du socialisme en URSS, a permis de mieux comprendre un certain nombre d'éléments qui expliquent la restauration du capitalisme et des rapports sociaux bourgeois dans le pays où s'est réalisée la première grande expérience historique de rupture d'avec le capitalisme. L'identité communiste du Parti, fondée sur la nécessité de la révolution, de la socialisation des moyens de production et de l'instauration d'une démocratie de type soviétique inspirée de la Commune de Paris en est sortie renforcée.

Le programme du PCOF et les divers documents cités sont disponibles auprès des militants du Parti ou sur commande.

Les statuts du PCOF
"Peut être membre du PCOF tout travailleur manuel ou intellectuel qui ne tire pas l'essentiel de ses ressources du travail d'autrui, qui accepte le programme et les statuts du parti, qui milite dans un de ses organismes et s'acquitte régulièrement de la cotisation établie".

Les statuts du PCOF, adoptés dans leur rédaction actuelle au 3ème congrès du Parti en 1989, sont l'outil qui règle sa vie interne, son fonctionnement, son organisation.

Ce sont les statuts d'un parti communiste, "instrument aux mains du prolétariat pour se libérer de l'exploitation capitaliste, briser la machine d'Etat bourgeoise, établir sa dictature et édifier le socialisme". Ils stipulent que la ligne politique du PCOF prend pour base l'application du marxisme-léninisme aux conditions concrètes de la révolutions en France et affirment son caractère internationaliste en le définissant comme "le détachement en France du Mouvement Communiste International".

Ils situent également le Parti dans l'histoire des communistes en France :

"Le PCOF s'est crée dans la lutte de principe contre le révisionnisme sous toutes ses formes, et en particulier contre le courant révisionniste maoïste. Il est l'héritier des grandes traditions révolutionnaires et démocratiques du prolétariat et du peuple de notre pays. Il s'inspire du passé révolutionnaire du PCF qui fut pendant plus de trente ans l'espoir de la classe ouvrière de notre pays et l'étendard de la défense des plus nobles aspirations de notre peuple. Il poursuit la lutte entamée, puis abandonnée par le PCMLF, pour reconstruire le Parti de la classe ouvrière en France, lorsque le PCF eut trahi la cause du socialisme".