Résolutions de la 24ème Conférence internationale des partis et organisations marxistes léninistes, Mexico, novembre 2018.

Déclaration du Comité de Coordination de la Conférence Internationale des Partis et Organisations marxistes léninistes : Solidarité avec la lutte des travailleurs et des masses populaires en France (décembre 2018)
26 décembre 2018

RÉSOLUTION SUR LE VÉNÉZUELA.

CONTRE L’AGRESSION IMPÉRIALISTE, NOUS SOUTENONS LES TRAVAILLEURS ET LE PEUPLE VÉNÉZUÉLIEN.

A cause du blocus impérialiste imposé par les USA, la UE et leurs laquais, à cause des politiques de caractère social-démocrate du gouvernement et à cause des faiblesses organisationnelles au sein du mouvement révolutionnaire, le peuple vénézuélien subit une situation complexe sur le plan économique, social et politique. Elle menace de s’aggraver pour les masses populaires, à moins que ne soit provoqué un changement de direction vers la véritable révolution et la démocratie populaire sous la conduite directe de la classe ouvrière, des paysans et du mouvement populaire.

Le mouvement révolutionnaire international, regroupé autour de la CIPOML assume le grand défi d’appuyer un peuple qui est confronté à des pouvoirs impérialistes très puissants, lesquels essaient de s’approprier ses richesses naturelles, en faisant retomber sur les travailleurs tout le poids de la crise. Pour cela, et parce que la lutte que mènent nos camarades est juste, nous sommes à leurs côtés, dans la plus profonde solidarité, pour appuyer ceux qui résistent et luttent dans ce pays, dans des conditions difficiles, pour vaincre dans les luttes actuelles et celles à venir, avec une ligne d’action claire et conséquente.

Les révolutionnaires prolétariens, tous les révolutionnaires, sont confrontés au grand défi d’organiser et diriger la lutte indépendante du prolétariat et du peuple pour faire face à la crise et lui donner une perspective révolutionnaire. Dans le déploiement de ces efforts ils comptent avec l’appui des communistes organisés dans la Conférence Internationale des Partis et Organisations Marxistes Léniniste, la CIPOML, d’autres forces révolutionnaires, des travailleurs et des peuples du monde.

VIVE L’INTERNATIONALISME PROLÉTARIEN !

XXIVème plénière de la CIPOML.

Mexique, novembre 2018.

 

RÉSOLUTION SUR LES MIGRANTS ;

NON À LA RÉPRESSION, NON À LA CRIMINALISATION DES MIGRANTS.

Le réactionnaire, raciste et xénophobe président Donald Trump a annoncé que le gouvernement des États-Unis fermerait les frontières avec le Mexique pour empêcher que les migrants venant de différents pays d’Amérique Latine et des Caraïbe entrent dans son pays.
Avec sa rhétorique fasciste et raciste, il traite les migrants de criminels et de terroristes et les accuse de mettre en danger la « sécurité des États-Unis ».
Ce qui menace la sécurité de millions de personnes dans le monde, c’est la guerre, l’agression, le pillage. Ce sont l’impérialisme américain, l’impérialisme européen, qui, avec leur politique de guerre provoquent la misère et accroissent le flux de migrants.
La migration massive est un phénomène qui se développe en Afrique, en Europe, en Amérique Latine, en Asie. Les immigrants fuient la guerre, la répression et la misère. La migration massive est une conséquence des mesures impérialistes.
La CIPOML condamne résolument les mesures racistes, anti migrants, de l’impérialisme américain. Ce sont des mesures de misère et de guerre contre les travailleurs et les peuples du monde.
La CIPOML lutte aux côtés des migrants et de ceux qui s’organisent et se solidarisent avec eux, pour imposer les droits des migrants et les protéger. Nous appelons les secteurs démocratiques et progressistes à unir leur voix et leurs actions en défense des droits des migrants et du droit de tous les êtres humains à la libre circulation. Personne n’est illégal.
Nous dénonçons et nous luttons contre les actions répressives des forces armées et la violence des États contre les migrants.
La lutte contre la politique réactionnaire des états impérialistes fait partie de la lutte générale contre le système impérialiste.
Luttons fermement contre le racisme, la xénophobie, le nationalisme.Mexique, novembre 2018.

XXIVème plénière de la CIPOML.

 

RÉSOLUTION SUR LE CENTENAIRE DE L’INTERNATIONALE COMMUNISTE.

L’an prochain, en 2019, la Conférence Internationale des Partis et Organisations Marxistes-Léninistes (CIPOML) a décidé de commémorer ce centenaire.
Un des projets futurs discuté dans la CIPOML est d’organiser l’Internationale Communiste Marxiste-Léniniste, avec l’objectif de favoriser les révolutions prolétariennes, anti-impérialistes, démocratiques, socialistes, en prenant en compte l’expérience depuis la Première Internationale (Marx et Engels) jusqu’à la Troisième. La CIPOML célèbrera ce centenaire historique, en reprenant l’importance de la perspective réelle de l’Internationale Communiste.
L’éclatement de la Première Guerre Mondiale, en 1914, avait provoqué l’effondrement de la Deuxième Internationale, du fait que les principaux partis membres de ladite Internationale avaient montré leur nature bourgeoise, chauvine et belliciste dans un conflit qui causa la mort de millions de jeunes dans les tranchées.
Devant la dégénérescence de cette Internationale, Lénine appela à la création d’une nouvelle Internationale des partis marxistes et révolutionnaires, avec pour objectif de renverser la bourgeoisie et de construire un État socialiste. Avec la victoire de la Grande Révolution d’Octobre, les préparatifs s’accélérèrent pour former la IIIème Internationale (Komintern). Le congrès de fondation présidé par Lénine, le dirigeant du parti bolchévique et du premier État socialiste, eut lieu à Moscou en mars 1919[1].
Les partis de l’Internationale communiste s’étaient forgés et trempés dans la lutte de classes, du fait de la grande crise provoquée par la Première Guerre Mondiale (1914-1918) et la dépression de la fin des années 20, ainsi que dans la lutte contre le fascisme et les préparatifs pour une nouvelle guerre mondiale. Partout dans le monde se développa la lutte antifasciste et se créèrent d’importants et combatifs fronts populaires. La Seconde Guerre Mondiale en termina avec l’ancien régime capitaliste et quelques régimes fascistes, particulièrement en Europe de l’Est, qui furent remplacés par des États démocratiques. Peu après, en 1949, la révolution triompha en Chine. Dans ces évènements l’Internationale Communiste joua un rôle important, ainsi que l’URSS de Lénine et Staline.
A la fin de la guerre, et pendant de nombreuses années, le mouvement communiste international était plus fort que jamais. Le Komintern se dissout en 1943.
A la mort de Staline, en 1953, le révisionnisme « moderne » prit le pouvoir en URSS, en Europe de l’Est, plus tard en Chine, ainsi que dans la quasi-totalité des partis communistes. Tout cela fut un rude coup pour le mouvement communiste international.
Dans ces circonstances, les marxistes-léninistes, à l’intérieur de ces partis ou en organisant de nouvelles formations, livrèrent de dures luttes, en lien avec le Parti du Travail d’Albanie dirigé par Enver Hoxha, réactivant le mouvement communiste international, sur la base des principes hérités de Marx, Engels, Lénine et Staline. Depuis les succès contre-révolutionnaires de 1989 à 1991 (parmi lesquels la perte de l’Albanie socialiste), les communistes ont créé la Conférence Internationale des Partis et Organisations M-L (CIPOML) en 1994, et ont lancé la « Déclaration aux travailleurs et aux peuples du monde » (Déclaration de Quito).

A l’occasion du centenaire du Komintern (IIIème Internationale), nous voulons :

  • Organiser des meetings, des séminaires, etc., dans lesquels nous expliquerons nos expériences et nos succès et nous en débattrons.
  • Organiser des Conférences régionales sur ces mêmes thèmes.
  • Publier dans notre revue « Unité et Lutte », dans les numéros de l’année 2019, des articles et des documents sur la Troisième Internationale.

Note

(1)« La IIIème Internationale a recueilli les fruits du travail de la IIème Internationale. Elle a amputé la partie corrompue, opportuniste, social chauviniste, bourgeoise et petite-bourgeoise et a commencé à implanter la dictature du prolétariat.» (V.I. Lénine, « La Troisième Internationale et sa place dans l’histoire »).