La Forge 662 de juin est en vente

Les initiatives de solidarité avec le peuple kanak
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Les prochaines mobilisations en solidarité avec le peuple palestinien
5 juin 2024

 

 

Editorial

S’abonner, faire abonner à La Forge !

Ce numéro de notre journal La Forge est le premier à paraître après la tenue du 10e congrès de notre parti.

Le communiqué qui en salue le succès confirme l’orientation qui va continuer à être le fil rouge de toute notre activité : le travail pour inscrire les luttes que mènent la classe ouvrière, les travailleurs-travailleuses et les peuples dans le combat pour la rupture avec le système capitaliste-impérialiste « et l’avènement d’une société socialiste, où la classe capitaliste sera dépossédées de sa propriété des biens de production et d’échange et de sa capacité de nuisance sans limite. » 

De nombreux articles de ce numéro illustrent cette capacité de « nuisance sans limite » et les multiples déclinaisons d’une politique réactionnaire sur toute la ligne.

C’est Macron, qui, dans le cadre de la campagne électorale, installe Marine Le Pen et le RN au centre des débats. Sa ligne : « à droite toute ! » pour tenir jusqu’en 2027 et continuer à faire passer les réformes attendues par le patronat, en s’appuyant sur la droite, ou tout au moins sur les parlementaires qui, chez les LR, à Horizons ou au Modem, sont réticents à une alliance ouverte avec le RN. C’est Attal, qui s’en prend à la justice des mineurs au nom du « choc d’autorité » que réclame la droite et l’extrême droite. C’est Dati, sarkozyste convaincue et cadre LR qui, appelée au gouvernement, précipite la réforme de l’audiovisuel public pour concentrer tous les médias publics sous l’autorité d’un directeur nommé directement par le président de la République. Ce sont toutes les réformes qui s’en prennent aux travailleurs, aux chômeurs, aux jeunes, pour satisfaire les exigences du patronat, des marchés financiers et des investisseurs, rehausser « l’attractivité de la France » et faire des milliards d’économies sur le dos des pauvres, des précaires et des chômeurs, ce qui est notamment le cas avec les nouvelles règles de l’assurance chômage que veut imposer le gouvernement : 3,6 milliards d’économies, en obligeant les seniors à accepter de travailler pour un salaire inférieur et en s’en prenant violemment à l’indemnisation des jeunes  travailleurs précaires. C’est, en matière de politique agricole, l’alignement du gouvernement sur les exigences de la FNSEA et de l’agrobusiness. Et c’est aussi le tri social qui se poursuit avec les classes de niveau… 

Tous ces mauvais coups, nous les évoquons dans divers articles, mais ce que nous mettons en avant ce sont les luttes et les résistances.

Celles des femmes et des hommes, des jeunes, qui ne baissent pas la garde, qui ne se laissent pas impressionner par la répression, qui « ne lâchent rien ».

A la SNCF, les grèves qui ont mobilisé des milliers de cheminots ont obligé la direction à aller bien au-delà de sa proposition initiale ridicule pour la période des Jeux olympiques. Dans le cadre des négociations sur la pénibilité, elles ont par ailleurs permis d’arracher un accord permettant à ceux qui travaillent dans des métiers pénibles (soit les deux tiers des 91 000 cheminots) de bénéficier, avant leur départ à la retraite, de quinze mois à temps partiel payés à 100 % et de quinze mois non travaillés, payés à 75 % !

La mobilisation, c’est aussi celle des 8 000 pompiers qui ont défilé dans les rues de Paris le 16 mai !

Celle des salarié.e.s de l’audiovisuel public, qui s’est traduite, deux jours durant, par des coupures totales de pratiquement toutes les radios, avec lecture régulière à l’antenne du communiqué de l’intersyndicale. Celle des enseignants et autres personnels de l’Education nationale, des associations de parents et d’élèves qui, le 25 mai, étaient des dizaines de milliers à manifester dans les rues de Paris et de nombreuses autres villes.

Celle des militants défenseurs du climat lors de l’assemblée générale des actionnaires du groupe TotalEnergies, contre le projet d’entrepôt géant (GreenDock) de Gennevilliers ou contre la grande « bassine » de Limagne (dans le Puy-de-Dôme, le 11 mai).

Celle des travailleurs et des associations qui se battent conte les préfectures qui bloquent les rendez-vous et fabriquent par là-même des milliers de sans-papiers…

Il nous faut aussi, bien sûr, souligner les mobilisations contre la guerre que mène l’Etat israélien contre le peuple palestinien. Les jeunes sont de plus en plus nombreux à y participer et elles fragilisent le front du soutien à Israël. Une nécessité, alors que rien ne semble vouloir arrêter Netanyahou et que les Etats-Unis et les puissances impérialistes voudraient imposer « leur » solution, en dehors du principal intéressé : le peuple palestinien, plus déterminé que jamais à poursuivre sa lutte contre l’occupation, la colonisation et le système d’apartheid !

Enfin, plusieurs articles sont consacrés à une question qui s’impose comme un thème important de ce journal : la Kanaky. Dans plusieurs éditions précédentes nous avons déjà souvent abordé la question du dégel du corps électoral. La volonté de Macron de passer en force a provoqué un mouvement de colère et de révolte qui mobilise en masse les jeunes Kanak. Nous développons dans ce journal les raisons de cette colère et dénonçons la réponse de l’Etat colonial. Nous nous faisons également l’écho des mobilisations en France. Des mobilisations qui se poursuivent et auxquelles nous invitons nos militants et nos lecteurs à participer activement.

Le communiqué sur le 10e congrès du PCOF se termine par un appel à rejoindre les rangs de notre parti pour être plus nombreux à travailler à ouvrir le chemin vers une rupture révolutionnaire avec le système-capitaliste-impérialiste. C’est la condition pour avancer dans cette voie.

La Forge est un journal au service de cet objectif. Il fait connaître nos critères, nos positions. Pour nos militants, c’est un outil indispensable pour se retrouver dans une situation de plus en plus complexe et instable sans perdre la boussole qu’est notre objectif révolutionnaire de combattre et d’en finir avec « ce système broyeur de vies ».

Alors que la plupart des médias passent sous le contrôle des grands groupes monopolistes ou d’un Etat de plus en plus réactionnaire, La Forge est aussi un outil que nous mettons au service de toutes celles et ceux qui sont engagé.e.s dans la lutte de classe, convaincu.e.s que le système capitaliste nous conduit droit dans le mur. C’est pourquoi nous terminons avec cette invitation à tous nos lecteurs, notamment ceux qui nous achètent le journal au numéro : s’abonner et faire abonner !