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Tirer le bilan des mobilisations sociales pour se préparer aux prochains combats

Ce journal est riche en bilans des mobilisations sur les salaires, avec notamment un premier bilan de la grève d’un mois des travailleurs des raffineries. Accompagné d’une chronologie, il insiste sur les enjeux et les caractéristiques de ce mouvement qui a eu une répercussion nationale, et même internationale. C’est ce que montre la résolution prise par les partis et organisations marxistes léninistes, en soutien au mouvement pour les salaires qui existe dans de nombreux pays d’Europe, et en soutien à la mobilisation du 18 octobre en France. Elle est reproduite dans ce journal.

Il y a toujours encore des grèves et des mobilisations sur les salaires, dans les entreprises de toutes tailles, dans tous les secteurs. C’est pourquoi nous parlons d’un « mouvement ». Un des moments forts de ce mouvement puissant mais encore dispersé, a été la manifestation du 29 septembre, qui a pris un poids syndical, social et politique encore plus fort, le 18 octobre.

L’importance du 18 octobre

Nous insistons sur l’intérêt à lire les articles sur les manifestations du 18 octobre, qui sont sur notre site. Les correspondances de nos camarades mettent en effet l’accent sur des caractéristiques des mouvements actuels ; l’importance des piquets de grève, la détermination des grévistes à « planter le barnum » qui devient le point de discussions des tous, grévistes et non-grévistes… L’importance aussi du mouvement de soutien qui s’est développé autour des grévistes de TotalEnergies et d’Esson Exxon Mobil : une solidarité qui s’est d’abord exprimée par les militants de différentes entreprises qui sont venus sur ces piquets, avec les difficultés de déplacements liées à la pénurie de carburants, mais aussi à travers des diffusions de tracts, les soutiens financiers.

Les réquisitions annoncées par le gouvernement dépassé par le mouvement, ont renforcé la détermination des manifestants, surpris et contents de voir les enseignants des lycées professionnels et les lycéens, dans la rue, ce même 18.

C’est une autre caractéristique du mouvement actuel : tous les secteurs sont mobilisés, d’une manière ou d’une autre. Certains entrent ou rentrent à nouveau dans la lutte, parmi lesquels les secteurs des « premiers et premières de corvée », dont les salaires toujours encore très faibles, ne permettent pas de survivre – avec l’inflation des prix de l’alimentation et les hausses du prix de l’électricité, des transports… C’est aussi le cas des travailleurs du commerce, qui subissent en plus les conséquences des restructurations dans les grandes enseignes qui se soldent par une aggravation des conditions de travail. L’interview d’un ami syndicaliste de la CGT Carrefour Market en est une illustration.

Dans les transports publics, notamment à la RATP, la question des salaires est aussi posée, mais ce sont l’aggravation des conditions de travail et la poursuite obstinée du plan de démantèlement imposé par la direction, qui sont au cœur des mobilisations destravailleurs de la maintenance des métros et RER de la RATP. Depuis la mobilisation du 29 septembre, et encore le 18 octobre, ils se rassemblent dans les dépôts pour partir en manifestation qui rejoint les cortèges intersyndicaux et interprofessionnels.

C’est aussi à Pôle emploi de Paris et des villes de banlieue qu’un mouvement d’ampleur inédite, avec grèves et tournées des agences, s’est développé. Au cœur de cette mobilisation, la défense d’un service public au service des demandeurs d’emploi, le refus de devenir des agents de la répression des chômeurs que le gouvernement veut imposer, à travers la réforme de l’allocation chômage.

La réforme de l’enseignement professionnel vise à le mettre encore plus sous la coupe du patronat. Cette réalité est devenue une évidence aujourd’hui. Nous intervenons régulièrement sur cette question dans notre journal et elle occupe une place importante dans le numéro 1 de notre revue « Rupture » sur l’éducation en système capitaliste. L’article de ce journal revient sur les objectifs de cette contre-réforme – avec notamment 8 à 10 000 suppressions de postes d’enseignants ! et insiste sur l’importance de la mobilisation inédite des syndicats et des élèves qui crient dans les manifestations « nous ne serons pas de la chair à patrons ».

La situation nationale est aussi marquée par les mobilisations contre les méga bassines (une correspondance de camarades qui y participent est dans ce journal) et par le « plan de transition et de sobriété énergétique » du gouvernement qui met le cap sur le nucléaire et l’extraction du lithium pour les batteries des voitures électriques.

Nous donnons aussi notre appréciation sur les polémiques qui accompagnent les débats au parlement, sur fond de 49.3 et de motions de censure.

La guerre en Ukraine montre que l’Europe est le théâtre des confrontations inter impérialistes. L’impérialisme français y participe aux côtés de l’impérialisme US, de l’Otan, de l’UE, contre l’impérialisme russe qui essaie d’avoir plus de soutien de la part de ses alliés. Nous revenons sur l’exigence de l’arrêt de cette guerre, d’un cessez-le feu, de l’arrêt des livraisons d’armes. Nous abordons aussi les conséquences ce cette guerre sur les contradictions au sein de l’UE, avec notamment les critiques qui montent contre la politique de l’impérialisme allemand de la part des dirigeants de l’impérialisme français.

La guerre d’Ukraine est aussi un « moment » de la confrontation entre l’impérialisme US et l’impérialisme chinois. Comme nous l’expliquons dans l’article sur le dernier congrès du PCC, celui-ci a été marqué par l’affirmation des ambitions d’une puissance impérialiste qui lutte pour l’hégémonie mondiale, en contestant celle des puissances impérialistes emmenées par l’impérialisme étasunien.

La situation internationale a aussi été marqué par les élections présidentielles au Brésil. Nous reproduisons l’analyse faite par nos camarades du Parti Communiste Révolutionnaire.

Nous avons dit, dans le précédent journal qu’on « rentrait dans le dur » : les bilans de mobilisations sociales et l’analyse de la situation nationale et internationale montrent la nécessité de la rupture révolutionnaire avec le système capitaliste impérialiste. C’est le sens que nous donnons à l’anniversaire de la révolution socialiste russe, en 1917.