
COMMUNIQUE Retrait des troupes françaises d'Afghanistan La France doit sortir de l'Otan
Dix soldats tués, une vingtaine de blessés : le contingent français connaît le sort de toutes les armées d'occupation qui mènent la sale guerre contre l'Afghanistan sous la houlette de Bush et le drapeau de l'OTAN. Si des dizaines de soldats de cette coalition ont déjà été tués, c'est par centaines qu'on compte les victimes afghanes, en grande majorité des civils. Dans cette guerre, il y a deux camps ; celui des agresseurs et des occupants impérialistes et celui du peuple afghan qui se bat contre l'occupation de son pays. Nous sommes solidaires de son combat pour son indépendance, sa souveraineté.
Comme les cercueils de soldats nord-américains revenant d'Irak et d'Afghanistan l'ont fait dans l'opinion publique aux USA, ces morts suscitent de plus en plus d'interrogations et de contestation sur les objectifs de l'engagement de troupes françaises en Afghanistan.
Loin d'envisager leur retrait, Sarkozy en rajoute sur l'engagement de la France dans la « guerre contre le terrorisme » lancée par Bush, reprenant les mêmes arguments qui servent de justification depuis des années à toutes les guerres d'agression contre les pays et les peuples, pour le contrôle des matières premières, du pétrole, du gaz, et des pipelines qui servent à les acheminer vers les métropoles impérialistes.
L'oligarchie US, qui contrôle le système financier et le puissant complexe militaro industriel, confrontée à une très profonde crise qu'elle exporte partout dans le monde, multiplie les guerres et les provocations contre tous ses rivaux, pour les déstabiliser, pour créer un climat de confrontation permanente à coups de conflits et de guerres « locales » qui risquent de dégénérer en guerre généralisée.
C'est l'administration Bush qui a poussé le régime géorgien dans la guerre contre l'Ossétie, à laquelle le régime de Poutine-Medvedev a répondu par une guerre éclair (Voir notre communiqué "Halte à l'escalade impérialiste dans le Caucase !" du 12 août).
En réponse, Bush a convoqué les membres de l'Otan, comme au temps de la confrontation entre les deux blocs et a réitéré sa volonté de faire rapidement entrer la Géorgie et l'Ukraine dans l'Otan. Le déploiement des fusées et des bases US se poursuit en Pologne, comme dans d'autres pays de l'Est, aux frontières directes avec la Russie. C'est dans cet Otan, dans cette politique belliciste que Sarkozy veut engager notre pays.
Nous sommes de plus en plus nombreux à dire « non » à cette politique de guerre qui engloutit des milliards d'euros qui n'iront ni à l'éducation, ni à la santé, ni à la protection sociale.
En exigeant le retrait de l'Afghanistan et en disant "non" à l'alignement de la France sur l'Otan, nous contribuons concrètement à combattre la politique de guerre de l'impérialisme.
Faisons grandir cette exigence partout, dans le mouvement ouvrier et syndical, dans la jeunesse, dans le mouvement populaire.
Paris, le 19 août 2008
COMMUNIQUE Halte à l'escalade impérialiste dans le Caucase
Depuis plusieurs jours, la situation s'est à nouveau dangereusement enflammée dans le Caucase.
Poussé par l'impérialisme US, le régime réactionnaire géorgien a ouvert les hostilités avec uneopération militaire dont le but affiché était de reprendre le contrôle du territoire "séparatiste" d'Ossétie du Sud soutenu par Moscou.
La Russie de Medvedev et de Poutine a répondu par une contre offensive militaire de grandeenvergure.
Les bombes des deux camps se sont abattues sur les populations civiles en Ossétie du Sud, mais aussien Abkhazie et diverses villes de Géorgie, provoquant de nombreuses victimes et des centaines de milliers de réfugiés.
Ce n'est pas un "coup de tonnerre dans un ciel sans nuage", mais le résultat d'une longue escalade qui a pour toile de fond, les luttes entre grandes puissances impérialistes pour le contrôle d'une région riche en hydrocarbures.
La Géorgie représente dans le Caucase ce que représente l'Afghanistan au Moyen Orient : c'est une zone de transit pour acheminer le pétrole azerbaïdjanais de la Mer Caspienne à la Mer Noire.
Comme la plupart des anciennes républiques du Sud de l'Union soviétique, elle est l'instrument d'une politique de déstabilisation menée par l'impérialisme US contre la Russie. Cette politique, qui a déjà mis à feu et à sang les Balkans, a pris un tour de plus en plus agressif et provocateur avec l'installation du fameux "bouclier anti-missiles" en Europe de l'Est et les pressions pour accélérer l'intégration de la Géorgie dans l'Otan.
Ne nous y trompons pas, pas plus qu'au Kosovo, il ne s'agit pour les Etats-Unis et leurs alliés de défendre la démocratie et les droits des peuples à disposer d'eux-mêmes ! Sur fond de crise énergétique et de récession économique, c'est bien d'une guerre de repartage impérialiste dont il s'agit !
La violence de la riposte russe, qualifiée par les puissances occidentales de "disproportionnée" est un signe donné par Moscou des limites qu'il entend ne pas laisser dépasser.
Sarkozy et son ministre des affaires étrangères sont allés jouer les médiateurs au nom des "27". Si les positions des gouvernements de l'Union européenne sont loin d'être unifiées, celle-ci ne veut pas d'un conflit ouvert avec la Russie, ni d'une situation trop instable, où elle serait en première ligne.
Notre Parti dénonce cette guerre entre deux camps réactionnaires, dont les peuples du Caucase font les frais.
Elle confirme, s'il en était besoin, le danger de la politique "atlantiste" développée par Sarkozy. Cette politique, qui s'est récemment traduite par un renforcement de la présence française en Afghanistan - en réponse aux attentes de Bush - et par une réintégration de la France dans toutes les structures de l'Otan, est une politique agressive et belliciste.
Stop aux provocations impérialistes ! Stop aux bombardements !
Travaillons à renforcer la solidarité internationale des peuples dans leur lutte contre l‘impérialisme fauteur de guerre !
Paris, le 12 août 2008
Quelques aspects de la situation nationale et internationale, illustrés par nos communiqués et ceux d'organisations amies JUILLET 2008
Les incidents à répétition dans la filière nucléaire font grandir l'inquiétude des populations vivant aux alentours des sites et celle des travailleurs qui interviennent sur les entreprises, dans cette période d'entretien des centrales. Cent d'entre eux viennent d'être exposés à des produits radioactifs dans la centrale du Tricastin.
Voyez le communiqué de notre parti [cliquez ici]
La réforme de la Constitution n'a été acquise que de justesse. Depuis, ses partisans essaient de souligner les "avancées démocratiques" qu'elle contiendrait, pour essayer aussi de faire oublier les conditions mêmes de son adoption. Retrouvez notre communiqué qui dénonce la présidentialisation accrue du régime en cliquant ici.
La privatisation de la Poste est en marche. Préparée en secret par la direction de ce qui reste un service public, elle s'inspire de celle qui a été mise en oeuvre à EDF. Les menaces en termes de suppressions de postes de travail, de fermetures de bureaux, d'aggravation des conditions de travail viennent s'ajouter à la remise en cause du service public. La distribution du courrier le samedi, l'égalité des tarifs, le niveau de service rendu aux usagers, sur l'ensemble du territoire, sont autant de questions "ouvertes à la discussion". Les appels à la mobilisation sont déjà lancés pour la rentrée.
Alors que les bénéfices sont en augmentation, le pdg de Renault veut procéder à un nouveau plan de restructurations qui menace des milliers d'emplois. Le but affiché : garantir les "résultats financiers", autrement dit, garantir les profits des actionnaires.
Les régularisations des travailleurs sans-papiers continuent : on est près des 800. De nombreux piquets de "la première vague" ont pu être levés, suite aux régularisations obtenues. Mais tous ne sont pas dans ce cas. Ça coince encore au niveau des femmes travailleuses, même si des avancées ont été obtenues.
Le mouvement continue, d'autant que des travailleurs sans-papiers de nouvelles entreprises se sont mis en grève, surtout là où les patrons essaient de se débarrasser d'eux.
Le mouvement de soutien continue durant l'été. La solidarité financière est toujours aussi importante.
La dénonciation de la "circulaire de la honte" adoptée par le Parlement européen continue à s'exprimer, notamment à travers le soutien apporté par des organisations d'Amérique Latine, des Caraïbes, d'Europe, d'Afrique, d'Asie et du Moyen Orient à l'appel international qui se trouve sur notre site, traduite en espagnol, anglais, allemand, grec, persan, danois. Nous invitons nos lecteurs à la faire connaître largement autour d'eux et à recueillir de nouveaux soutiens d'organisations.
Le Comité culturel pour la démocratie au Bénin a publié un texte dans lequel il explique comment le président du Bénin, Boni Yayi, va au-devant des exigences du gouvernement français en matière d'organisation de "l'immigration choisie". Un accord a été signé par les deux gouvernements. A noter aussi que le gouvernement du Bénin vient d'accueillir le colonel Bakar qui a fui l'île d'Anjouan qu'il voulait arracher aux Comores. Pour lire le communiqué, cliquez ici.
Nous publions aussi la récente déclaration du Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d'Ivoire, sur la situation politique du pays, où la hausse des prix des produits de consommation plonge les larges masses dans la misère. Cette situation est celle que connaissent tous les peuples d'Afrique notamment. Pour lire le communiqué, cliquez ici.
En Turquie, le gouvernement a décidé de réduire au silence la télévision progressiste, Hayat-TV. Vous trouverez les détails de cette atteinte à la liberté d'expression en consultant les textes relatifs à cette affaire. Nous invitons nos lecteurs à répondre à l'appel à protester lancé par les responsables de cette télévision.
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