Communiqué sur le Ségur de la santé : non au chantage
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L’unité autour de la République, de Macron et Castex, est l’unité autour du Capital
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Dans plusieurs villes, ce 14 juillet a vu des manifestations de personnels de la santé qui ont fait entendre les revendications qu’ils n’ont cessé de porter avant et après l’épidémie. La proposition de Macron de faire défiler des personnels de santé dans le cadre du défilé militaire a été perçue par beaucoup comme une provocation. Et quand les annonces du Ségur sont tombées, la colère a été grande. « Bien sûr, les 180 euros, on va les prendre et c’est grâce à la mobilisation qu’on les a obtenus. » C’est ce que nous disaient beaucoup de manifestants, qui ajoutaient que le combat pour imposer les exigences ne faisait que marquer une pause. La question des moyens, le refus des heures supplémentaires individualisées, de la division, le pouvoir des gestionnaires remis en place… ne passent pas. La fatigue est réelle et il faut reprendre des forces, d’autant que la menace d’une nouvelle vague d’épidémie est sans cesse brandie.

Sud Santé et la CGT Santé qui avaient appelé à la manifestation, avec la FSU, ont été rejoints par différents mouvements. A Paris, les gilets jaunes, étaient nombreux. Il y avait également des travailleurs sans papiers,
Nous avons diffusé le communiqué et le tract mensuel et manifesté avec notre drapeau.

Lyon : plus de 1000 manifestants en colère, avec les soignants 

La manifestation était appelée par les syndicats CGT et SUD ainsi que par des collectifs de gilets jaunes. A l’heure où d’autres regardaient le Président de la République à la télévision, les manifestants ont mis en avant tous ces « invisibles » en première ligne pendant la crise : caissières, routiers, acteurs de la filière agro-alimentaire. Le défilé a été ponctué de témoignages de ces personnes comme des personnels soignants.

150 personnes ont aussi défilé dans les rues de Saint-Etienne.