Sncf, Carrefour, réforme du bac… , ça craque sur tous les fronts

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La « bombe » sur la réforme de la Sncf, sur fond de suppression du statut, privatisation, fermetures de milliers de km de lignes, de gares, vient s’ajouter aux annonces concernant les fonctionnaires, à la réforme controversée du secondaire et de l’université et au plan de licenciements massifs chez Carrefour. Demain, c’est la poste qui est visée, avec la même logique de rentabilité et de liquidation des hommes et des services qui n’y répondent pas suffisamment.
Avec l’annonce de la baisse des chiffres du chômage, reprise en boucle par les grands médias, on est en plein dans l’intoxication médiatique, comme les reportages sur les embauches de jeunes ingénieurs à 3000 euros, dans le secteur informatique. Blanquer, le ministre de l’enseignement est propulsé à la « une » des journaux et des magazines, comme Macron l’avait été durant la campagne. Il ne manquait que Lagarde, la patronne du FMI ; elle est venue apporter son « soutien » à la politique néolibérale de Macron, en rappelant qu’il faut toujours « maitriser la dette » et qu’il fallait surtout continuer dans cette voie, notamment dans le domaine de la santé, faisant fi des dernières mobilisations des personnels dans les hôpitaux et les EHPAD.
Le projet de loi qui facilite les expulsions des « dublinés », en attendant la loi réactionnaire sur l’immigration, met associations, organisations démocratiques, syndicats et plusieurs partis politiques en ébullition. Le 21 février, une manifestation sera organisée par un large éventail d’associations.
Les prochaines semaines vont donc voir les mobilisations se multiplier. La grève des travailleurs sans papiers qui se déroule dans 6 entreprises de la région parisienne en fait partie.
De nombreux rendez-vous sont déjà fixés pour le mois de mars : le 8, journée internationale pour les droits des femmes, contre la précarité, les discriminations et les violences faites aux femmes.
Le 15, les retraités seront à nouveau dans la rue : les pensions ont été amputées de dizaines d’euros, ils étaient solidaires des mobilisations dans les EHPAD et subissent les conséquences de la remise en cause des services publics.
Le 17, nous marcherons contre les violences et l’impunité policières, le racisme, la criminalisation des jeunes des quartiers populaires.
Le 22 mars, ce sont les travailleurs de la fonction publique qui manifesteront contre les attaques du gouvernement sur le statut, la vague de suppressions d’emplois, les amputations de leurs salaires, la dégradation de leurs conditions de travail, pour la défense des services publics, pour les usagers des milieux populaires.
Comme nous le disons dans notre tract mensuel : ça craque partout.